Les élèves d’Holtzer rencontrent Rachel Dvziga, enfant juive cachée pour échapper aux horreurs du nazisme

Mardi 06 février les élèves de 1ière STI2D du lycée Jacob Holtzer se retrouvaient au Mémorial de la Résistance et de la Déportation de la Loire. Cela a été l’occasion d’aborder un point de programme par une approche locale : Vivre et mourir pendant la Seconde Guerre mondiale dans la région stéphanoise. Cet ancrage permet de donner du sens une histoire qui peut paraître parfois abstraite.
Grâce à la visite commentée, les élèves ont pu découvrir les effets de la guerre et de l’occupation ( à partir de 1942) sur la vie quotidienne des Stéphanois : pénuries et restrictions alimentaires, application des statuts juifs, mais aussi arrestation et déportation, Service du Travail Obligatoire. Ils ont aussi voir pu voir que certains stéphanois (dont certains très jeunes ) ont refusé la défaite, l’ordre pétainiste et l’occupation nazie. Les grandes figures locales de la Résistance et les principaux maquis ont été présentés aux élèves, dont l’action héroïque de l’ancien maire de Firminy, Théo Vial Massat. Les élèves ont aussi pris conscience des ravages occasionnés par les divers bombardements américains sur la Ricamarie et Saint-Etienne en 1944.
Mais le moment le plus émouvant a été la rencontre avec Madame Dvziga. Originaire d’une famille juive polonaise réfugiée en France dans les années 30, elle est revenue sur son parcours d’enfant caché : en décembre 1942 , contrainte à la clandestinité pour échapper à la déportation et à une mort certaine, ses parents l’ont confiée avec sa sœur à une institution religieuse. Cachées dans un orphelinat à Saint-Just-en Doizieux, les deux soeurs ont ensuite trouvé refuge en 1943 dans deux familles à Saint-Galmier. Grâce à ses héros de l’ombre, les deux fillettes ont échappé à la Shoah et retrouvé leur famille miraculeusement rescapée au lendemain de la guerre. Cette rencontre a été l’occasion pour les élèves de mesurer les effets sur la population civile de la politique antisémitique nazie mais aussi de percevoir le rôle jouer par ceux qui ont refusé de se soumettre à cet ordre totalitaire. Cette incarnation de l’histoire constitue un moment rare car, comme le rappelait les responsables du Mémorial, il ne leur reste désormais plus que deux témoins en mesure de raconter directement leur parcours face aux élèves.
De retour en classe les élèves ont fait le compte rendu de leur visite en enregistrant la bande son d’un petit reportage, occasion de travailler la préparation à l’épreuve orale du baccalauréat de manière différente. Découvrez leurs impressions en visionnant la vidéo ci-dessous.

Louis Brun

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