Projet eRuche à l’école des Mines de St-Etienne

SchooLab est un projet citoyen et scientifique auquel ont participé plusieurs collèges et lycée du département.Dans ce cadre, les élèves de 1°1 ont travaillé sur le projet eRuche en collaboration avec la Rotonde et l’école des Mines de St-Etienne.

Depuis le mois de janvier, ils ont travaillé en AP et en classe, avec les apiculteurs s’occupant des ruches du lycée et avec six étudiants ingénieurs de l’école des Mines.Ce jeudi 3 mai, ils ont présenté l’ensemble des ateliers réalisés à d’autres classes impliquées dans le projet SchooLab.

Dans le cadre de l’éducation au développement durable, la classe de 1°1 a travaillé sur la problématique de la disparition progressive et inquiétante des abeilles.

En janvier, les élèves volontaires ont d’abord effectué des recherches sur les abeilles, les ruches et le métier d’apiculteur lors de deux séances d’AP. A cette occasion, Messieurs Grail et Portalis sont venus présenter au lycée leur travail d’apiculteur.

Cette première phase du projet a permis aux élèves de mesurer la problématique de la disparition des abeilles et la nécessité pour l’apiculteur de pouvoir veiller au mieux à ses ruches.

 

La visite de printemps des ruches situées sur le toit du lycée effectuée par nos apiculteurs (M Grail et Portalis) accompagnés de 2 élèves de 1°1

Lors de leur première année à l’école des Mines, les étudiants doivent effectuer un travail de vulgarisation scientifique et d’éducation à la citoyenneté. Un groupe de six étudiants a choisi de travailler avec notre lycée sur le projet de ruches connectées.

En février, les étudiants se sont présentés à la classe et ont évoqué leur parcours.Cette intervention a permis un échange intéressant avec les élèves dans la perspective de leurs orientations futures. En retour, les élèves de 1°1 leur ont présenté leurs différentes recherches avec les diaporamas qu’ils avaient élaborés.

En mars, les étudiants ingénieurs sont revenus au lycée afin de travailler avec les élèves sur l’élaboration d’un capteur d’entrée et de sortie des abeilles d’une ruche.Un tel capteur serait utile à l’apiculteur afin de déterminer la reprise d’activité de la ruche, afin de compter les abeilles et de déterminer les pertes.Mais l’élaboration d’un tel capteur suscite un certain nombre de problèmes et de limites sur lesquels les élèves ont été amenés à réfléchir.

Travail en petits groupes en salle de TP et découverte du codage binaire utilisé dans l’algorithme élaboré par les étudiants

L’objectif de cette intervention a été de montrer que le travail d’ingénieur est varié : il consiste à déterminer un besoin, à élaborer des prototypes optimaux et à mettre en œuvre un capteur (dans notre situation) afin d’obtenir des données exploitables et à la hauteur des attentes.

Les étudiants ont démontré que le travail de recherche est toujours un compromis entre la précision des mesures attendue et le coût de conception.Ce travail a permis aux élèves de découvrir la démarche scientifique propre à l’ingénierie.

Réflexion sur les capteurs à placer à l’entrée de la ruche et capteurs effectivement produits par les étudiants

Fin avril, les étudiants sont venus présenter les résultats obtenus suite à l’installation de capteurs à l’entrée d’une ruche.Le traitement des données recueillies a permis de déterminer les facteurs climatiques favorisant l’activité des abeilles. Grâce aux graphiques obtenus, les élèves ont pu comptabiliser les entrées et les sorties d’abeilles et ont même pu déduire la distance entre la ruche et la zone de butinage. Enfin, les données ont permis de déterminer les pertes d’abeilles au cours du temps.

Le jeudi 3 mai, tous les établissements ayant participé au projet SchooLab se sont réunies à l’école des Mines et ont présenté leurs travaux respectifs.

Léa Granjon, Emma Jasinski,  Gabrielle Lestra, Clémence Paret, Elise Romeyer et Nathan Roux ont présenté le projet aux autres classes avec brio !

Lors de leurs recherches, les élèves ont trouvé que l’un des prédateurs des abeilles les plus redoutés par les apiculteurs est le varroa : acarien parasite des abeilles.

Un projet futur qu’une classe pourrait mener au lycée, afin de poursuivre le travail déjà entrepris, serait d’élaborer un système chauffant afin d’éliminer les varroas d’une ruche.

Affaire à suivre …

Classe de 1°1 dans un amphithéâtre de l’école des Mines. En rouge : nos orateurs

Remerciements à Mme Jarrige de la Rotonde qui a piloté le projet SchooLab.

Remerciements aux étudiants ingénieurs de l’école des Mines qui ont préparé des ateliers de grande qualité et ont su se mettre à la portée des élèves.

Remerciements à nos apiculteurs : Roger Grail et Jean Paul Portalis pour leur disponibilité et leur implication tout au long du projet.

Remerciements également à Mme Badinand (professeur de SVT) qui a accompagné les élèves lors de leurs recherches documentaires sur les abeilles, les ruches et le métier d’apiculteur.

Enfin, remerciements aux élèves de la classe de première 1 qui ont participé à ce projet. Particulièrement aux élèves qui ont réalisé la restitution lors du 3 mai : ils ont fait honneur au lycée en réalisant une superbe présentation !

Stéphanie Vialette

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